PREPARER SA RETRAITE

Le meilleur moyen de se prémunir contre une baisse des retraites est de l’anticiper. En effet, s’y prendre jeune permet de réduire l’effort nécessaire à la constitution d’un capital. Et en la matière, les règles ne sont pas les même si on a 30 ou 50 ans.

L’acquisition immobilière : Un bon moyen de préparer sa retraite jeune et de se forcer à rembourser un crédit immobilier, mais pas forcément souscrit pour acheter sa résidence principale. De plus en plus de jeunes actifs préfèrent investir dans de l’immobilier locatif pour se constituer du patrimoine (Loi Pinel par exemple) car les rendements sont plus intéressants et l’effort d’épargne plus facilement assumable, que d’acheter leur résidence principale.

Privilégier l’investissement locatif permet de se constituer un apport pour l’achat de la résidence principale se reportant alors en deuxième partie de vie, plutôt vers 40 ans.

Actions en Bourse, immobilier de rapport ou, pour les plus audacieux, actions de PME : il faut commencer à bien répartir la mise. Tout en anticipant, déjà, le coût des études des enfants.

Il est temps d’ouvrir un contrat d’assurance-vie et un PEA. Plus le temps passe, plus ces deux enveloppes sont avantageuses fiscalement.

Pour ceux qui sont fortement imposés, il convient de mettre en place un Perp (Plan d’Epargne Retraite Populaire) ou, pour les professions indépendantes, un contrat Madelin. Les sommes investies seront récupérables à la retraite sous forme de rente (voir en capital), certes taxée, mais au moment de la souscription, elles viennent réduire le revenu imposable.

A cet âge, la charge fiscale commence à peser. On pourra donc s’intéresser à l’immobilier défiscalisé, soit en neuf ou ancien avec la loi Pinel, soit sous forme de meublé (LMNP/LMP).

C’est le moment de redoubler d’efforts sur son épargne en versant sur des enveloppes défiscalisantes comme le Perp, la Préfon et la Madelin.

Pour ceux pouvant en profiter, il ne faut pas négliger les enveloppes suivantes, mise en place dans le cadre de l’entreprise : PEE, PERCO, PERCO-I.

A partir de 55 ans, il faut commencer à réduire l’exposition au risque, en accroissant la part de l’assurance vie dédiée au seul fonds en euros et fonds obligataires, ou en sortant, pour les plus dynamiques, des actions non cotées. Et comme la tranche marginale d’imposition est alors souvent à son maximum, il faudra privilégier les produits permettant de capitaliser les intérêts en franchise d’impôts.

Une fois à la retraite, la priorité est de maintenir son train de vie. Les placements trop risqués, comme les actions, le non-côté,… doivent être réduits voire supprimer.

Privilégier à son maximum l’assurance vie, qui permet de dégager des revenus complémentaires et défiscalisés. Quant à l’immobilier, l’heure est venue d’en céder une partie, ou d’en préparer la transmission.

Quelques enveloppes permettant de préparer sa retraite

L’ASSURANCE VIE EST UN MOYEN JUDICIEUX POUR :

  • préparer votre confort de vie futur
  • protéger votre conjoint et/ou vos héritiers en se constituant un capital
  • organiser votre patrimoine et le cas échéant votre succession
  • bénéficier de manière concomitante d’une fiscalité avantageuse
  • Préparer sa retraite

Il présente les mêmes atouts techniques, la même offre financière et la même fiscalité de son vivant.

Mais à la différence du contrat d’assurance vie, il permet de réduire son ISF.

Ne rentre dans l’assiette ISF que la valeur initiale du contrat et non sa valeur de rachat au 31 décembre.

SCPI : Cette forme de pierre-papier permet d’investir, de manière collective, dans de l’immobilier professionnel, principalement des bureaux, commerces et locaux d’activité, d’en recevoir des loyers et de profiter, le cas échéant, d’une valorisation du prix des biens acquis par la société. Les SCPI soulagent de tous les soucis de gestion comme la recherche des locataires. La rentabilité du placement est conservée et l’investissement minimum est de 5 000€ seulement. L’immobilier professionnel reste un secteur rentable : les SCPI ont dégagé en moyenne un rendement de 4,8 % l’an dernier, et il devrait encore se situer aux alentours de 4,6 % cette année. Evidemment, ni ces revenus ni le capital ne sont garantis : en cas de crise immobilière, une perte est toujours possible.

L’OPCI : Alternative à la SCPI. Encore peu répandus, les organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) supportent moins de frais que les SCPI et ils sont plus liquides. Ils sont aussi moins exposés à la pierre. C’est une solution alternative pour les épargnants qui désirent miser sur la pierre – l’immobilier professionnel, surtout – mais sans vouloir pour autant immobiliser leur argent pendant dix ou vingt ans : les OPCI offrent en effet une bien meilleure liquidité que les SCPI et, en raison de frais d’entrée inférieurs, ils nécessitent une moindre immobilisation pour amortir ces chargements.

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